… Ce n’est pas un pays… C’est la pluie!
La saison des pluie… La mousson. Pour les habitants des régions tropicales du globe, c’est un peu l’équivalent de notre hiver québécois. Si ce n’est certainement pas l’équivalent au niveau de la température, ce l’est d’un point de vue émotionnelle. C’est la saison qui, lorsque qu’elle arrive, on la redoute avec une grimace, lorsque qu’elle est enfin là, n’ayant pas le choix, on l’accueil avec un sourire, et lorsque qu’elle est à une période avancée, qu’est-ce qu’on a hâte qu’elle finisse!
La saison des pluie commence officiellement avec le nouvel an lao, qui sur le calendrier solaire est généralement au début ou à la mi-avril, mais qui est à une date fixe au tout début de l’année sur le calendrier lunaire utilisé dans les pays de tradition bouddhiste theravada. Le calendrier lunaire est encore utilisé pour toutes les fêtes religieuses, bien que son cousin solaire, importé d’Occident, serve pour la vie de tous les jours. Le nouvel an lao est en fait une fête très ancienne désignant le début des moissons et seulement récupérée beaucoup plus tard par le bouddhisme, de la même façon que le christianisme a récupéré l’ancienne fête païenne du solstice d’hiver pour en faire sa fête la plus importante : Noël.
Le mois d’avril étant souvent le mois le plus chaud de l’année, les pluies prochaines et les brises fraiches qui les accompagnent sont attendues avec impatience. Attendues pour la fraicheur qu’elles apportent. Attendues pour faire enfin descendre l’épais nuage de poussière qui a recouvert le pays durant les mois de la saison sèche et chaude. Et attendues bien sur pour pouvoir enfin planter le riz.
En ce mois de juillet, nous sommes donc en plein milieu de la saison des pluies, qui atteindra son paroxysme en août et en septembre pour enfin s’essouffler rapidement au cours du mois d’octobre. La fin des pluies laissera la place à la saison sèche et fraiche, sans contredit la plus belle période de l’année.
Bien qu’il pleuve à tous les jours, ou presque, il ne pleut que très rarement toute la journée. Il n’y a que peu de ces « journées de pluies » où les décharges du ciel n’ont de cessent pendant un jour entier ou trois, comme lors d’une lourde et grisâtre journée pluvieuse d’automne québécois. Les averses se succèdent, mais durent rarement plus de quelques minutes, trente au maximum. Pendant ce temps, l’activité cesse brièvement. Les cyclistes et motocyclistes s’arrêtent pour trouver refuge sous un gros arbres ou sont accueillis sans problème dans la première maison du bord. Les commerçants de rue couvrent leurs fournitures. La nourriture ou les vêtements qui séchaient au soleil sont ramenés à l’intérieur. Les poules et les chiens courent se mettre à l’abri, à l’exception de Panda, le gros saint-bernard de la famille, qui, équipé physiologiquement pour des climats beaucoup plus froid, devient fou de joie à l’occasion de cette douche fraiche.
Une fois l’averse terminée, la vie reprend rapidement son cours. Le vert de tous ces arbres n’en devient que plus brillant, contrastant avec les chemins brun clair, recouvert de toute cette boue nouvellement imbibée. L’air n’en est que plus léger et frais, descendant des montagnes telles des avalanches de neige invisible, contrastant avec la lourde chaleur qui précédait. Une lourde chaleur, qui revient que bien trop rapidement envelopper la ville, transformant l’eau nouvellement accumulée en un mur d’humidité montante.
Les orages c’est autre chose.
Comme dans l’histoire des trois petits cochons, il y a trois types de maisons au Laos. Pour les plus riches, des maisons de briques avec un toit de tôle ondulée ou bien de fibre de verre. Peu importe la force de l’orage, le danger est non-existant et l’entre-toit permet un minimum d’isolation sonore contre le martellement de la pluie.
Puis, vient le modèle intermédiaire très simple en bois avec toit de tôle ondulée. Pas d’entre-toit cette fois. Les fuites d’eau sont monnaie courante et bien que les dangers de dommages sur la maison sont faibles, le martellement sur la tôle rend futile toute tentative de s’endormir. Lorsqu’une longue journée au champs ou dans la jungle vous attend le lendemain, c’est une nuit de sommeil qui aurait été la bienvenue.
Finalement la demeure de la majorité de la population rurale du Laos : les petites cases sur pilotis de bois, fait de treillis de bambou et à toit de chaume. Elles résistent assez bien aux brèves averses avec leurs épais toits de fines lanières végétales séchées, qui peuvent aspirer une grande quantité d’eau. Mais lors d’orages, il faut accepter de patauger dans l’eau pendant un certain temps. Ça c’est si on est chanceux. Sinon, les vents violents risquent de faire des dommages sérieux, facilement réparable, mais tout de même extrêmement désagréables.
C’est ces orages qui rendent la saison des pluies des plus déplaisante. Au moins, le Laos est avantagé par son caractère insulaire et n’a pas à subir les violents typhons et les ouragans qui frappent ses voisins. Il ne reste plus qu’à attendre la fin de la mousson et profiter de l’air frais qu’apporte les averses. Lorsque sera arrivée la saison sèche et chaude en mars, tout le monde attendra impatiemment le retour des pluies. Et le cycle continu…





Hehehe.
Nous dans l’infanterie, même un toit de chaume nous plaierais. Une tranchée deviens une piscine sous la pluie. En gros. On creuse au soleil, avec l’humidité à un niveau très élevé qui te fait detester ton métier. Ensuite il pleu. Il fait frais, mais la terre devient pesante, tu as froid, et tu pe pas dormir parceqe ta tranché devient un étang…
Les canadien ont dû payer en modit durant la guerre de Korée…
Par 2lt Ouellet le juillet 30, 2008
à 22:13