Publié par : MaTo | novembre 12, 2008

Un Froid de poulet

Ça fait quelques temps que je n’ai pas mis ce blogue à jour. Même lorsque l’on vit au Laos, la routine fini par se faire ressentir, tissant ses toiles de normalité réconfortante et refroidissant la créativité et l’inspiration. Pourtant, je continue tout de même à écrire régulièrement des articles pour Suite101. C’est d’ailleurs le besoin de rencontrer mon échéance pour ce site que je n’ai pas écrit sur mon blogue à propos du dernier événement majeur à avoir réussit à sortir Sainyabouli de sa torpeur : le festival des courses de pirogues. J’ai quand même écrit un article en anglais à ce propos, qui se trouve ici.

J’avais déjà écrit il y a quelques mois, que la saison sèche et fraiche de novembre à février était la plus belle période de l’année. Je me ravise. C’est bien d’avoir tous les jours un beau ciel bleu, de ne plus avoir à marcher dans la boue, de ne pas suer à grosse goute à la moindre petite activité physique (comme se lever debout), mais il fait vraiment froid.

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Publié par : MaTo | septembre 25, 2008

La Nation Gazprom, Rabaska et les Amériques

Gazprom, un nom qui fait frémir de peur les stratèges géopolitiques retranchés dans leur bureaux de Washington et de Bruxelles. Un nom qui fait aussi pétiller d’espoir les yeux de plusieurs leaders de pays riches en gaz naturel cherchant une alternative aux conditions inégales imposées par les géants occidentaux des hydrocarbures.

Gazprom c’est la plus grande compagnie de la Russie et le leader mondial en exportation d’énergie et en exploitation du gaz naturel. Gazprom, une société d’État, c’est aussi une extension directe de la politique étrangère du Kremlin dont l’actuel Président russe Dimitri Medvedev a autrefois été PDG. En fait, la Russie c’est aujourd’hui la Nation Gazprom et lorsque la compagnie signe un contrat avec n’importe quel gouvernement étranger, c’est aussitôt l’influence de Moscou qui s’étend un peu plus, confirmant son nouveau statut de super-puissance mondiale de l’énergie, une entente énergétique à la fois.

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Publié par : MaTo | septembre 12, 2008

La Russie et le monde musulman

Ceci est le dernier travail de recherche que j’ai réalisé pour mon BAC (et celui dont je suis le plus fier). Vue l’intérêt de mon dernier article concernant la Russie, je me suis dit que ce texte pouvait intéresser une ou deux personnes. J’ai ajouté une brève mise à jour à la fin à propos de la crise en Géorgie.

La Russie et le monde musulman

Le positionnement de Moscou dans la reconfiguration de l’ordre mondial

En 2005, la Fédération de Russie est devenue un observateur permanent à l’Organisation de la conférence islamique (OCI), deux ans après que le Président Vladimir Poutine ait déclaré au Sommet islamique en Malaisie que la Russie était une « puissance musulmane », qui espérait jouer un rôle en tant que telle au sein des pays musulmans[1]. La même année de cette adhésion de la Russie à la plus importante organisation multilatérale après l’ONU, Poutine a prononcé un discours frappant en Tchétchénie où il qualifiait son pays de « the best and most reliable partner and ally [and] one of the main pillars of the Islamic world in the struggle for rights in the international arena, the struggle for their legitimate rights[2]. » La politique étrangère de la Russie vis-à-vis du monde musulman semble effectivement avoir pris une place d’importance pour Moscou depuis quelques années, évoquant un peu la politique soviétique d’avant 1979.

Par contre, si la politique étrangère soviétique s’inscrivait davantage dans un appui au tiers-mondisme, la nouvelle approche russe apparaît plutôt cibler le monde musulman dans une logique d’appui au panislamisme. Cette politique se met en place à un moment où, d’un côté, on assiste à une certaine réaffirmation de la puissance russe. Cette réaffirmation, qui coïncide avec l’arrivée au pouvoir de Poutine, est née d’un regain de confiance en la capacité de la Russie à jouer un rôle de premier plan sur la scène internationale et d’une amélioration de la situation économique liée à la hausse des prix des hydrocarbures. Au même moment, d’un autre côté, l’OCI démontre une volonté de jouer un rôle plus concret dans les relations internationales. Cette volonté est supportée par une société civile panislamiste de plus en plus revendicatrice qui se consolide autour d’une objection à la projection de la puissance américaine et aux invasions de l’Afghanistan et de l’Irak. Cette objection est nourrie par une perception croissante chez l’opinion publique musulmane que la « guerre globale contre le terrorisme » menée par Washington est en fait une guerre contre l’islam[3]. Ces deux phénomènes deviennent intimement liés lorsque l’on considère l’importante population musulmane en Russie, ainsi que la montée de l’anti-américanisme parmi la population russe, qui trouve son écho dans le monde musulman[4].

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Publié par : MaTo | septembre 1, 2008

La Revanche des Russes (Partie 2)

Seconde partie

L’indépendance du Kosovo peut être perçut comme une immense tragédie pour toute personne se souciant du respect du droit international et du maintient de la paix dans le monde. C’est cette folie insensée des États-Unis et d’une poignée d’autres pays (45 sur près de 200, jusqu’à maintenant) à reconnaître l’indépendance de ce minuscule territoire à un moment où la Russie n’a jamais été aussi en confiance depuis deux décennies, qui a mené à la guerre en Géorgie. Pour la toute première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les frontières d’un État souverain (la Serbie) ont été redéfinie par une armée occupante (l’OTAN) et ce, sans l’accord du Conseil de Sécurité de l’ONU. Toute les règles de droit international des soixante dernières années ont été jeté à la poubelle.

Et ce pourquoi? Essentiellement pour assurer le maintient de la base militaire américaine de Camp Bondsteel du Kosovo : la plus grosse base à l’extérieur des États-Unis. Une blague militaire raconte que seules deux constructions humaines peuvent être vues de l’espace : la Grande Muraille de Chine et Camp Bondsteel. Effectivement, la base est assez facile à repérer avec Google Earth. Cette base sert entre autre à protéger le fameux oléoduc trans-Balkan ou AMB (Albanie-Macédoine-Bulgarie), auquel l’Albanie avait conditionné son appui à l’indépendance de ses cousins Albanais du Kosovo. Pour relier la Mer Noire à la Méditerranée, AMB est en compétition avec son alternative russe : l’oléoduc Burgas-Alexandropoulis (Bulgarie-Grèce). De retour encore une fois à la géopolitique de l’énergie.

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Publié par : MaTo | août 15, 2008

La Revanche des Russes (Partie 1)

N’ayant pas grand chose à raconter pour l’instant sur ma vie ici au Laos, j’ai décidé de me lancer dans ma première chronique géopolitique. Écrire ce genre de chronique était l’un de mes premiers buts en relançant ce site en juin (en plus de couvrir mes voyages) et il me manquait seulement la volonté de me mettre à la tâche. La décision de récidiver ou non avec une nouvelle chronique géopolitique dans un prochain avenir dépendra probablement du nombre de commentaires que celle-ci recevra.

La semaine dernière, vendredi pour être plus précis, deux événements quasi-simultanés ont fait état de symboles ou de reflets du monde qui est lentement en train naître en ce début de 21e siècle, émergeant des nombreuses fissures qui se multiplient à la surface de ce que l’on appelait la période post-Guerre froide. Une période qui était caractérisée par l’hégémonie militaire, politique, économique et culturel des États-Unis. Une période, qui, de bien des façons, est maintenant définitivement révolue depuis vendredi dernier.

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Publié par : MaTo | juillet 28, 2008

Réno-Lao

Aujourd’hui, nous avons défoncé un mur de la maison. Celui donnant sur l’espace-garage. En murant le garage qui n’avait qu’un toit, mais pas de murs, et en le connectant au salon, nous gagnons une nouvelle pièce. Les briques sont posées, la fenêtre donnant sur l’ancien garage a été arraché et posé sur un nouveau mur, et le trou béant est terminé. Il ne reste plus qu’à poser le crépi de ciment par dessus les briques, poser la nouvelle fenêtre sur le deuxième mur et mettre une porte dans le cadre à cet effet.

Nous avions trop de meubles de toute façon pour notre petite maison depuis qu’une nièce à Ven a insister pour nous donner une table ronde et une immense table-banc. Cette dernière pièce en bois massif fait 1 mètre par 3 mètres et 40 cm de haut avec des superbes gravures de dragons de chaque côté. Au moins dix personnes ont été requis pour la transporter du camion au salon. Un meuble valant dans les 3000 $ ici au Laos. (Et en Amérique du Nord, combien? 20 000, 30 000, 50 000 ? Le bois tropical vaut une véritable fortune.) Elle est vite devenue mon endroit favoris pour m’étendre et lire.

Pour l’instant, Pone, une soeur à Ven, se servira de la nouvelle pièce comme salon de coiffure. Depuis l’ouverture de plusieurs nouveaux salons dans la ville ces dernières années, presque plus personne ne voulait venir dans l’horrible petite cabane de bois où Pone coupait les cheveux auparavant. Cette nouvelle pièce lui permettra de recommencer son commerce à neuf. Surtout après que nous ayons quitté le Laos de nouveau.

Je n’écrit pas énormément ces derniers jours. J’ai fait ma contribution contractuelle minimale pour Suite101, donc je n’ai plus de pression jusqu’à la mi-août. D’ailleurs, j’ai écrit quelques articles sur le Laos pour ce site, qui peuvent peut-être intéressé. Les plus récents sont accessibles en liens dans la colonne de droite, les autres le sont en suivant ce lien.

Publié par : MaTo | juillet 21, 2008

Mon pays…

… Ce n’est pas un pays… C’est la pluie!

La saison des pluie… La mousson. Pour les habitants des régions tropicales du globe, c’est un peu l’équivalent de notre hiver québécois. Si ce n’est certainement pas l’équivalent au niveau de la température, ce l’est d’un point de vue émotionnelle. C’est la saison qui, lorsque qu’elle arrive, on la redoute avec une grimace, lorsque qu’elle est enfin là, n’ayant pas le choix, on l’accueil avec un sourire, et lorsque qu’elle est à une période avancée, qu’est-ce qu’on a hâte qu’elle finisse!

La saison des pluie commence officiellement avec le nouvel an lao, qui sur le calendrier solaire est généralement au début ou à la mi-avril, mais qui est à une date fixe au tout début de l’année sur le calendrier lunaire utilisé dans les pays de tradition bouddhiste theravada. Le calendrier lunaire est encore utilisé pour toutes les fêtes religieuses, bien que son cousin solaire, importé d’Occident, serve pour la vie de tous les jours. Le nouvel an lao est en fait une fête très ancienne désignant le début des moissons et seulement récupérée beaucoup plus tard par le bouddhisme, de la même façon que le christianisme a récupéré l’ancienne fête païenne du solstice d’hiver pour en faire sa fête la plus importante : Noël.

Le mois d’avril étant souvent le mois le plus chaud de l’année, les pluies prochaines et les brises fraiches qui les accompagnent sont attendues avec impatience. Attendues pour la fraicheur qu’elles apportent. Attendues pour faire enfin descendre l’épais nuage de poussière qui a recouvert le pays durant les mois de la saison sèche et chaude. Et attendues bien sur pour pouvoir enfin planter le riz.

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Publié par : MaTo | juillet 15, 2008

Ma belle belle-famille

Je crois bien qu’il est temps que j’introduise la famille qui m’a accueilli ici à Sainyabouli et qui m’a en quelque sort adopté. Une très grande famille je dois dire. Ven est la neuvième de douze enfants. Elle a deux frères et neuf sœurs, en plus d’un nombre très important de nièces et de neveux et de quelques petites-nièces et petits-neveux. Et là, je ne m’aventurerai même pas dans les cousins, cousines, oncles et tantes. Une famille telle il y en avait il y avait une génération ou deux au Québec.

Malgré leurs origines modestes, mes beaux-parents, avec leurs premiers enfants, avaient réussi à se construire une existence plutôt prospère. Prospère du moins pour ce qui était possiblement le pays le plus pauvre et le moins développé de la planète à l’époque. Pas un seul chemin de fer, presque pas de route digne de ce nom, presque aucun moyen de communications entre les villes. Une large bande de territoire lassée à l’abandon par les Français, parsemée d’agriculteurs de subsistance et de cultivateurs d’opium, dont plusieurs ne savaient même pas qu’il existait quelque chose qui s’appelait le Laos, mais seulement qu’il y avait un roi à quelque part qui veillait sur eux. Mes beaux-parents, faisant partie de la classe semi-urbanisée, étaient tout de même plus éclairés et avisés que ça. Mon beau-père était un soldat dans l’Armée royale lao et il parlait autrefois bien français. Ainsi, bien qu’ils ne vivaient en rien dans le luxe de l’aristocratie de Luang Prabang, Vientiane ou Paksé, d’après ce que l’on m’a raconté, ils avaient assez de quoi bien vivre et étaient en fait l’une des familles les plus riches de la ville. Aussi, Sainyabouli était loin de la guerre civile, qui faisait essentiellement rage dans le centre, le sud et le nord-est du pays, et n’en ressentait pas tellement les remous et les secousses.

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Publié par : MaTo | juin 29, 2008

“Ce soir, on va danser”

Lorsque Ven a prononcé cette phrase, ma première réaction à été un grognement incompréhensible d’ennui et d’irritation. Je n’avais que le goût de rester couché devant mon ordinateur, à lire ou à écrire au son du ronronnement de l’air climatisé, à l’abri de l’air chaud et humide de l’extérieur. Si j’étais pour sortir, ce serait pour aller faire une petite ballade de fin de soirée en moto et allé manger un bol de nam van (littéralement liquide sucré) : un mélange de tapioca, de petites nouilles de farine de riz et des morceaux de banane et de cantaloup frais, le tout arrosé d’un sirop sucré et servi dans du lait de coco. Un vrai délice! En fait, le siège de ma Honda Wave 125 cc est le seul endroit, à part ma chambre, où l’intense chaleur ne peu pas m’atteindre. Même à seulement 40 km/h.

Ce n’est pas comme si je n’étais jamais allé dans une discothèque au Laos lors de mes précédents voyages en Asie du sud-est. Non seulement j’avais déjà expérimenté les trappes à sueurs cacophoniques de Sainyabouli, mais aussi celles de Luang Prabang, Vang Vieng, Vientiane, sans compter Hanoï au Vietnam et Siem Reap au Cambodge. C’était une expérience que j’avais déjà rayé de ma liste des choses à faire en Asie. Même au Québec, je n’étais presque pas sorti dans les bars durant les trois dernières années passées avec Ven. Mais ce soir là, je finis par me laisser convaincre. Ça faisait déjà deux fois qu’elle y allait avec des membres de sa famille et que je demeurais à la maison. Allons! Sacrifions-nous pour un soir…

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Publié par : MaTo | juin 25, 2008

Suite101 (Car il faut bien commencer à quelque part)

Vous avez peut-être remarqué les liens vers mes articles Suite101 dans la colonne de droite. Suite101.com est un site alimenté par près de 800 auteurs professionnels publiant des articles sur tous les sujets possibles. Les auteurs « contributeurs » (comme moi) doivent publier contractuellement 10 articles par 3 mois, tandis que les auteurs « vedettes » doivent en publier 1 par semaine sur un sujet particulier en plus de tenir un blogue sur ce sujet. Les auteurs sont payé par des redevances venant des publicités Google AdSense que génèrent leurs articles.

Avec sa grande diversité de sujets couverts et la qualité de la majorité de ses articles, Suite101 est un excellent complément à Wikipedia pour apprendre sur un sujet en particulier. Ses articles offrent souvent une perspective journalistique différentes et sont révisés par des éditeurs, ce qui les rend souvent plus professionnels ou plus objectifs.

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